Pourquoi tenir ton propre relevé
En intérim, tes heures passent par plusieurs mains : le relevé signé sur le chantier ou dans l'entreprise, l'agence qui le reçoit, le logiciel de paie qui le transforme en bulletin. Chaque étape peut perdre une heure. Sans relevé à toi, tu n'as rien à comparer, et rien à montrer si tu réclames.
Ce qu'il faut noter, chaque jour
- La date et le lieu (chantier, site, entreprise).
- L'heure de début et l'heure de fin, sans arrondir.
- Les pauses non payées.
- Ce qui sort de l'ordinaire : heures de nuit, samedi, dimanche, déplacement.
Note-le le jour même. Le lendemain, on ne se souvient déjà plus si on a fini à 16h30 ou à 17h.
La méthode en trente secondes
Un carnet, une note sur ton téléphone ou une app : peu importe l'outil, pourvu que tu le fasses tous les jours au même moment, par exemple en montant dans la voiture. Trois informations suffisent : début, fin, lieu.
À la fin du mois : comparer
- Additionne tes heures par semaine, du lundi au dimanche. C'est la base des heures sup.
- Convertis le total en centièmes, comme sur le bulletin.
- Compare aux heures payées, ligne par ligne.
- Refais le calcul du brut avec le vérificateur, IFM et congés payés compris.
Garde tout
Conserve tes relevés, tes contrats de mission et tes bulletins. Tu as trois ans pour réclamer un salaire non versé. Une photo du relevé signé à la fin de chaque semaine prend dix secondes et règle beaucoup de discussions.